Attestation TVA à 10 % : ce qui change vraiment en 2026

Mis à jour le 19 août 2026

L’attestation TVA simplifiée 2026, autrefois matérialisée par le formulaire Cerfa 1301-SD, a disparu depuis le 1er janvier 2025. Une simple mention portée sur le devis et la facture suffit désormais pour justifier l’application du taux réduit ; la preuve d’éligibilité, elle, reste obligatoire et se conserve six ans.

Qu’est-ce que l’attestation TVA simplifiée et à quoi servait-elle ?

L’attestation TVA simplifiée était un formulaire Cerfa que le client remplissait et signait avant le début du chantier. Elle apportait à l’artisan la preuve de trois choses : le logement avait plus de deux ans, il servait bien à l’habitation, et les travaux relevaient du taux intermédiaire.

Cette attestation simplifiée accompagnait le devis et la facture, puis rejoignait le dossier comptable. En pratique, elle revenait souvent incomplète ou signée après coup ; de fait, la moitié des litiges de facturation que nous voyons chez nos clients du bâtiment venait de ce document mal renseigné.

L’attestation TVA à taux réduit est-elle encore obligatoire en 2026 ?

Non, l’attestation TVA à 10 % a disparu au 1er janvier 2025, et la règle reste identique en 2026. D’après le site officiel impots.gouv.fr, la loi de finances pour 2025 a mis fin à l’obligation de faire signer les attestations Cerfa pour les travaux relevant des taux réduits.

Cette suppression allège une formalité ancienne. Pour autant, l’administration fiscale n’a renoncé à aucun contrôle ; elle a simplement déplacé le centre de gravité de la preuve vers le devis, la facture et les pièces du dossier chantier. Vous pouvez consulter notre guide sur l’attestation TVA à 10 % : ce qui change en 2026 pour aller plus loin.

Quelle mention doit remplacer l’attestation Cerfa 1301-SD sur le devis ou la facture ?

Depuis la suppression de l’attestation simplifiée, le professionnel porte une mention explicite sur le devis et sur la facture. Cette mention certifie que les conditions d’application du taux réduit sont réunies : nature des travaux, affectation du local à l’habitation, achèvement du logement depuis plus de deux ans.

Il convient d’être précis plutôt qu’élégant ; une formulation vague ne tiendra pas devant un vérificateur. Voici les informations nécessaires pour remplir l’attestation directement sur vos documents :

  • La nature exacte de l’opération : travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement ou d’entretien ;
  • L’adresse du logement concerné et son usage (résidence principale ou secondaire) ;
  • L’ancienneté : logement achevé depuis plus de deux ans à la date de début des travaux ;
  • Le taux appliqué à chaque ligne, avec le détail matériaux et main-d’œuvre ;
  • La certification écrite du client attestant de ces conditions, recueillie par validation du devis.

Quels travaux relèvent de la TVA à 10 % et lesquels de 5,5 % ou 20 % ?

Le taux intermédiaire de 10 % couvre les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien. Le taux réduit de 5,5 % vise, lui, la rénovation énergétique. La distinction entre ces deux taux de TVA reste la première source d’erreur sur les factures de travaux de rénovation.

Taux de TVA applicable Travaux éligibles
10 % (taux intermédiaire) Travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien des logements achevés depuis plus de deux ans : peinture, plomberie, menuiserie, réfection de sols, entretien de chaudière.
5,5 % (taux réduit) Travaux de rénovation énergétique : isolation thermique, équipements utilisant une énergie renouvelable, ainsi que les travaux induits indissociablement liés.
20 % (taux normal) Construction neuve, surélévation, agrandissement, remise à neuf de plus de la moitié du gros œuvre, aménagements extérieurs et gros électroménager.

Ces seuils soulèvent souvent des questions sur l’application du taux, particulièrement lors de chantiers mixtes. Notre guide sur les pourcentages de TVA en 2026 détaille les calculs pour les situations complexes.

Quelles conditions le logement doit-il remplir pour le taux réduit ?

Pour appliquer le taux réduit de 10 %, le local doit être affecté à l’habitation et achevé depuis plus de deux ans à la date de début des travaux. La condition vaut pour les résidences principales comme secondaires, que le client soit propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit.

Il est juste de vérifier cette ancienneté avant d’établir le devis. Un permis de construire, un avis de taxe foncière ou un acte notarié font l’affaire ; beaucoup d’artisans appliquent le bon taux sans jamais garder la preuve de l’ancienneté, ce qui constitue un écueil majeur lors d’un contrôle.

Comment sécuriser la collecte des justificatifs de TVA réduite en 2026 ?

L’absence de formulaire Cerfa ne dispense pas de conserver des pièces. Le dossier doit parler de lui-même en cas de contrôle. Il est souvent plus simple d’automatiser la facturation et l’archivage dès la signature du devis ; un dossier constitué au fil de l’eau ne se reconstitue jamais quatre ans plus tard.

Dans un flux de facturation dématérialisé, la validation des mentions obligatoires et la collecte des justificatifs s’automatisent. Le regard croisé entre notre consultant administratif et notre expert-comptable associé intervient ici : le consultant vérifie la cohérence des pièces à la saisie, tandis que l’expert-comptable valide l’avis fiscal en cas de doute. Cette double lecture sécurise vos taux de TVA en toute confidentialité.

Quels risques en cas d’attestation TVA manquante ou erronée ?

Une erreur sur le taux de TVA expose l’entreprise à un rappel majoré. Le Trésor public réclame la différence entre le taux appliqué et le taux normal, sur toute la période contrôlée. Selon l’article 1727 du code général des impôts, l’intérêt de retard s’élève à 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an ; s’ajoute une majoration de 40 % en cas de manquement délibéré, prévue par l’article 1729.

Pour une PME du bâtiment, un rappel portant sur trois exercices pèse vite plusieurs dizaines de milliers d’euros ; la trésorerie encaisse rarement ce choc sans dommage. Le sujet rejoint d’ailleurs celui de l’augmentation de la TVA en 2026 et des nouveautés fiscales 2026 qui renforcent les contrôles.

À retenir

  • Suppression : l’attestation TVA simplifiée (1301-SD) et l’attestation normale (1300-SD) ont disparu au 1er janvier 2025.
  • Remplacement : une mention obligatoire sur le devis et la facture, précise et lisible.
  • Éligibilité : logement d’habitation achevé depuis plus de deux ans, travaux d’amélioration pour le taux à 10 %.
  • Conservation : six ans de justificatifs, correspondant au droit de reprise de l’administration.
  • Risque : rappel de TVA, intérêt de retard de 0,20 % par mois et majoration possible de 40 %.

Conclusion

Laissons de côté la nostalgie du formulaire ; gardons en tête que la responsabilité de la preuve s’est renforcée. Vos devis et factures portent-ils déjà la mention conforme ? Si la réponse hésite, l’audit prend une heure et coûte bien moins cher qu’un redressement. Nos consultants, épaulés par un expert-comptable associé, sécurisent vos taux de TVA réduite en toute confidentialité.

Quel est le régime simplifié de la TVA en 2026 ?

Le régime simplifié de TVA concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 91 900 € et 840 000 € pour les services. Il allège les obligations déclaratives avec deux acomptes annuels et une régularisation l’année suivante, mais n’exonère pas de facturer le bon taux sur les travaux de rénovation.

L’attestation simplifiée de TVA est-elle plus obligatoire en 2026 ?

Non, l’attestation simplifiée de TVA a été supprimée depuis le 1er janvier 2025. En 2026, les entreprises du bâtiment doivent simplement intégrer une mention explicite sur le devis et la facture pour justifier l’application du taux réduit de 10 % ou 5,5 %.

Comment remplir une attestation simplifiée TVA en 2026 ?

Il n’y a plus de formulaire Cerfa 1301-SD à remplir. L’artisan doit désormais rédiger une mention manuscrite ou numérique sur le devis et la facture. Cette mention précise la nature des travaux, l’adresse du logement, l’usage d’habitation et l’achèvement du bien depuis plus de deux ans.

À qui dois-je envoyer l’attestation simplifiée de TVA ?

Personne. L’ancienne attestation simplifiée de TVA devait être conservée par l’entreprise et présentée à l’administration fiscale en cas de contrôle. Aujourd’hui, la mention portée sur la facture et la validation du devis par le client tiennent lieu de justificatif et restent dans le dossier comptable de l’artisan.

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